Marseille

Je vais à Marseille minimum 3 fois par année depuis que je suis née. C’est une ville où je me sens bien, où je me sens chez moi. Depuis que je l’explore seule, j’ai pour habitude de me perdre en marchant pendant de longues heures de quartiers en quartiers.   Voici quelques photos de mon dernier week-end à Marseille, au cours duquel j’en ai profité pour apprendre à utiliser mon appareil photo en mode manuel, et de mes deux quartiers préférées : La Plaine et ses tags et le bord de merde vers l’anse de Malmousque.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

SAMSUNG CAMERA PICTURES

SAMSUNG CAMERA PICTURES

SAMSUNG CAMERA PICTURES

SAMSUNG CAMERA PICTURES

 

Man Seeking Woman et la diversité des séries télé

Je tente aujourd’hui un nouveau type d’article. Au lieu de vous faire une critique simple d’une oeuvre, j’ai décidé de me servir d’une oeuvre dont j’ai envie de parler  pour aborder un sujet de société ou culturel plus vaste. Pour ce test, j’ai chois de vous parler de Man Seeking Woman et de l’importance des séries télé !

Afficher l'image d'origine

Depuis que je me suis mise à m’intéresser sérieusement aux séries, j’ai souvent eu l’impression que ce médium était dénigré par beaucoup notamment par rapport au cinéma. Les séries étant diffusé à la télévision sont considérées comme un média de masse moins riche que le cinéma diffusé, lui, sur grand écran et considéré comme un art à part entière. Le mépris de certaines élites de notre société pour tout ce qui touche à la  culture populaire m’irrite profondément. Les séries télé aujourd’hui ne seraient-elles qu’un sous cinéma sans fond et destinées uniquement à divertir de manière superficielle sans valeur artistique ?

Ma réponse est bien sûr non. Au contraire, je trouve que l’industrie de la télévision prend beaucoup plus de risques que n’importe quelle autre industrie culturelle aujourd’hui. Pour faire un film, il faut de l’argent. Beaucoup d’argent. Pour que le film soit rentable, il faut pouvoir le diffuser dans le maximum de salles possibles et à cause de cette contrainte, les films qui parviennent jusqu’à nos écrans sont souvent peu originaux et toujours avec les mêmes têtes. Il y a bien sûr l’existence d’un cinéma indépendant parfois petit budget très variée mais celui-ci est malheureusement peu accessible étant donné ce problème de distribution justement. A la télé, j’ai l’impression que les producteurs osent beaucoup plus.

Venons-en à Man Seeking Woman. Man Seeking Woman est une série américaine diffusée sur FXX, chaine du groupe FX depuis 2015. Il y a actuellement 2 saisons d’épisodes de 20 minutes. Cette série que je vous conseille VIVEMENT raconte les aventures amoureuses de Josh Greenberg, un jeune adulte un peu paumé. Jusqu’ici rien d’original mais tout le génie de Man Seeking Woman réside dans l’écriture. Cette série est complètement absurde, il n’y a pas d’autres mots pour la décrire. Il peut tout arriver dans un épisode, il n’y absolument aucune limite et c’est tellement drôle. La série fait vraiment du bien parce qu’elle essaye vraiment de toujours innover dans son genre entre parodie et humour noir. Pour vous donner un exemple sans spoiler, rien que dans le premier épisode on a une apparition d’Hitler âgé qui est devenu le copain de l’ex de Josh. Pour accompagner son écriture dingue, un univers graphique très riche est mis en valeur. Les éléments fantastiques comme la pieuvre aux multiples pénis Tanaka sont vraiment réussis et concordent totalement avec tout l’ambiance de la série.

Afficher l'image d'origine

Cette série était donc un pari risqué pour ses producteurs car son créateur tout comme son casting sont totalement inconnus du public et le postulat de départ est très audacieux. Pourtant FX, chaîne américaine du câble qui diffuse également American Horror Story, a choisi de miser sur elle et les audiences lui ont donné raison. Même celles-ci n’étaient pas fantastiques, la chaîne a tout de même commandé une saison 2 diffusée en ce moment. Les chaînes majoritairement américaines (j’aborderai surement un jour la question du quasi monopole des Etats-Unis sur le monde des séries) semblent en concurrence pour trouver le projet le plus fou car elles sont forcées de constater que le public aime cette diversité. Il n’y a qu’à voir le succès inattendu de Game of Thrones. Avant le début de la série, la fantasy était considérée comme un genre très particulier plaisant uniquement à un petit groupe d’initiés. Got a bien montré que tout le monde pouvait s’intéresser à la fantasy et que le public demande de la nouveauté. Les chaines ont donc intérêt à diffuser de nouveaux formats et de nouveaux concepts.

Les séries attirent de plus en plus de monde, public comme créateurs de contenu. Dans une série, ce n’est pas le réalisateur qui compte le plus comme au cinéma mais le scénariste appelé showrunner. Ce qui est primordiale pour ce médium est avant tout l’histoire. Le public a besoin d’histoires dans lesquelles se réfugier à intervalle régulier un peu moins d’une heure par semaine. Ce serait le plus prendre pour un idiot de lui resservir toujours la même histoire. La diversité des séries se retrouvent aussi bien dans les formats (d’un épisode de MTV de 20min à un épisode de Sherlock de 1h30) que dans les genres (de la série animée au documentaire), dans les sujets abordés que dans la manière de raconter les histoires (la narration à 2 points de vus de The Affair est possible uniquement parce que c’est une série). C’est le public qui juge une série et qui choisit les histoires qu’il veut voir continuer !

Les BDs du mois de janvier

Nous sommes aujourd’hui le 29 janvier et le festival d’Angoulême est en train de se dérouler. L’édition de cette année a particulièrement fait polémique à cause de l’absence d’auteurs femmes nominées pour le Grand Prix. De nombreux auteurs masculins faisant parti de la liste ont alors décidé de se retirer de la compétition comme Riad Sattouf. Pour rendre hommage à toutes ces femmes qui écrivent bel et bien de la BD, j’ai décidé de vous présenter 3 BDs écrites par des femmes (toutes françaises pour le coup) que j’ai lu au cours du mois de janvier.

Afficher l'image d'origine

La nouvelle BD de Bagieu sortie l’année dernière change plutôt pas mal de ce qu’elle a pu faire précédemment tant au niveau de l’histoire que du dessin. California Dreamin’ nous emmène aux Etats-Unis dans les 60s à la rencontre de Cass Elliot, la mythique chanteuse du groupe The Mamas & the Papas. Cass est un personnage très attachant et très fort, une femme ronde avec un caractère bien trempé prête à tout pour devenir chanteuse. Bagieu a effectué un énorme travail de recherche car la BD est vraiment proche de la vraie  de la vie de la chanteuse que ce soit au niveau de l’histoire ou de la ressemblance entre les lieux et personnages de la BD avec la réalité. Toute la BD a été entièrement réalisé au crayon à papier ce qui donne un nouveau souffle au trait de Bagieu et des planches vraiment magnifiques. Je vous conseille cette BD si vous avez envie de vous replonger dans les 60s entre drogues et musique et rock ou si vous avez envie de découvrir une femme libre et indépendante qui refuse toutes contraintes de la société !

California Dreamin’ de Pénélope Bagieu

Editions Gallimard – 2015

24€

15/20

Afficher l'image d'origine

Marjane Satrapi est connue pour sa série Persépolis qui a d’ailleurs reçu des prix à Angoulême. Aujourd’hui, elle semble plus s’être tourné vers la réalisation que les BDs mais il est toujours bon de se replonger dans son travail. Dans Broderies, Marjane Satrapi nous fait pénétrer à l’intérieur du salon de sa grand-mère lors d’un thé entre femmes en Iran. Des femmes de la famille et des amies de plusieurs génération sont présentes, chacune raconte tour à tour une anecdote intime de sa vie de femme lié aux hommes, à l’amour ou au sexe entre commérages et révélations. J’ai trouvé que cette BD était vraiment un très bel hommage aux femmes de sa jeunesse et à toutes les femmes iraniennes. On y découvre des femmes libérées sexuellement dans un pays où le droit des femmes est discutable. Des thèmes comme le mariage forcé ou la première fois sont abordés avec beaucoup de finesse. Ce livre est tout pleins de tendresse et nous donne l’impression, pour la durer de notre lecture, de faire parti de ce cercle de femmes.

Broderies de Marjane Satrapi 

Editions l’Association – 2003

18/20

Encore une auteure que je connais bien, Vanyda qui a écrit la série Valentine emblème des mes années collège. J’ai trouvé cette BD à ma bibliothèque et j’avais envie de voir ce que Vanyda était devenue. Un petit goût de noisette est en réalité un recueil de nouvelles parfois faisant uniquement quelques pages parfois plus longues. Chaque nouvelle se concentre sur le point de vue d’un personnage et de ses rapports avec d’autres souvent dans le cadre d’une idylle amoureuse. Certains personnages se retrouvent dans plusieurs nouvelles mais pas tous.  J’ai trouvé le concept très sympa mais cependant, j’ai eu du mal à accrocher à certains personnages alors que deux-trois ont réussi à vraiment me toucher. Le style de Vanyda est toujours très proche du manga mais cette fois elle a rajouté de la couleur, une couleur pour chaque nouvelle, ce qui nous offre des planches vraiment magnifiques. Je ne pense pas que cette BD me marquera longtemps car j’ai surtout préféré le dessin plutôt que l’histoire qui était parfois trop brève pour me marquer.

Un petit goût de noisette de Vanyda

Editions Dargaud – 2014

17.95€

12/20

Petit guide pour insulter intelligement

Ce n’est pas moi qui va reprocher à quiconque d’insulter quelqu’un. Défouler sa haine, c’est bien. La langue française, on a de la chance, comporte un grand nombre d’insultes plus ou moins utilisées et si vous ne trouvez pas votre bonheur dans celles déjà existantes vous pouvez toujours en inviter des nouvelles, il n’y pas de règles pour ça. Les insultes, c’est la liberté. Par contre, il y a des insultes que j’entends souvent voir quotidiennement qui me donnent envie d’insulter encore plus violemment la personne qui les prononce. Petit guide des insultes à dégager définitivement de votre répertoire !

« Fais pas ton pédé »

 Ce mot, que je déteste tellement que j’ai de la peine à l’écrire, est celui qui m’a donné l’idée d’écrire cet article. TOUS LES JOURS je l’entends. Il est utilisé pour tout et n’importe quoi du « oh regarde il est habillé comme un pédé » au « sale pédé » et souvent pour « déconner entre amis ». Mais je crois qu’il faut vraiment se poser quelques minutes pour réfléchir à d’où vient ce mot.

« Pédé » vient du mot grec « pédéraste » qui était désigné pour parler d’une relation entre un homme adulte et un jeune homme/adolescent (pas forcément au sens sexuel d’ailleurs cela pouvait être par exemple une relation purement intellectuelle). Aujourd’hui on dirait de l’homme âgée qu’il est un pédophile mais en Grèce antique, ces pratiques étaient courantes et normales pour la société. Au fil des siècles, le mot est resté et a pris le sens commun d’homosexuel masculin au sens large. Donc quand on traite quelqu’un de pédé parce qu’il nous énerve, on le traite d’homosexuel et franchement, je pense qu’il y a beaucoup mieux comme insulte. Quand vous avez de prononcer pd, essayez de le remplacer par gay dans votre phrase et vous allez vite voir à quel point votre insulte est ridicule ! A moins que vous soyez vraiment homophobe et que pour vous cela soit vraiment quelque chose d’offensant d’être d’homosexuel (personnellement, et pour la plupart des gens j’espère, si vous me dites que je suis homosexuelle ça me fera autant d’effet que si vous me dites que je suis hétéro : c’est à dire aucun), vous conviendrez qu’il y a de meilleur moyen pour déverser votre haine envers quelqu’un. Et si vous n’êtes toujours pas convaincu, sachez que la loi punit l’utilisation de « pédé » considéré comme insulte homophobe de 6 mois de prison et  22 500€ d’amende. Alors toujours envie d’être homophobe ?

Pour ce qui est de désigner quelqu’un d’homosexuel comme étant « pédé », personnellement je n’aime pas utiliser ce mot à cause de sa connotation historiquement pédophile mais certaines personnes gays se désignent eux-même comme étant « pédé » comme certaines personnes LGBT ont repris l’insulte « queer » pour se l’approprier. La meilleure solution est de vérifier que votre interlocuteur soit okay avec cette appellation qui ne plait pas à tout le monde. Bien sûr que je ne vais pas empêcher quelqu’un qui le souhaite de se définir comme pédé. A ce propos, voir la très belle chanson de Renaud « Petit pédé ».

Les insultes lesbophobes comme « gouine » sont bien sûr aussi à bannir pour les mêmes raisons. « Gouine » a une aussi une origine grec antique et signifiait « prostituée » mais j’ai l’impression que ce mot est plus populaire au sein de la communauté LGBT que « pédé ».

« Regarde comme elle est habillée cette pute »

Ah, le slut-shaming, un gros dossier. Si on parle d’insultes, je pense qu’on sera d’accord pour dire si il y a un genre qui s’en prendre vraiment plein la gueule, c’est bien le genre féminin. C’est fabuleux peut importe comme vous vous habillez ou vous maquillez, peu importe votre vie sexuelle et sentimentale qui n’appartient bien sûr qui vous, il y aura toujours quelqu’un pour vous traite de pute, salope, suceuse, chienne, traînée et j’en passe. Heureusement, le slut-shaming est de plus en plus dénoncé par les médias notamment grâce aux Slutwalk (ou marche des salopes en français) mais malheureusement la leçon n’a pas encore été intégré par tout le monde. C’est pourtant simple et facile, ce que fait une femme de son corps ça ne regarde qu’elle et peu importe ce qu’elle en fait, elle se passera de jugement extérieur.

Utiliser une insulte pour tout et n’importe quoi cela lui retire son sens. A ce moment là, nous sommes toutes salopes et tu te retrouves bien embêté : se référer à la chanson Toutes des putes de Giedré.

« Tu es vraiment un autiste »

Peut être l’insulte problématique la plus souvent utilisée sans que personne ne dise rien alors je vais le déclarer une bonne fois pour toute : l’autisme est une maladie qui entraîne des troubles du comportement et ce n’est en rien une insulte. L’autisme est une maladie très complexe et qui réunit de nombreux syndromes très différents les uns des autres et je ne suis certainement pas la meilleure personne pour vous l’expliquer malgré le fait que j’ai eu la chance de rencontrer des personnes autistes plusieurs fois. L’autisme peut atteindre quelqu’un à différent degré, peut être que certains d’entres vous sont même allés à l’école avec d’autres enfants autistes. Les autistes sont des personnes avec des sentiments et des proches comme vous et moi, être autiste est donc en aucun cas une insulte et dire le contraire est extrêmement blessant pour les personnes concernés par l’autisme. En plus, on utilise souvent ce mot pour désigner quelqu’un de bête alors qu’un certain nombre d’autistes possédant notamment le syndrome d’Asperger possède des capacités intellectuelles incroyables (une mémoire capable de mémoriser des pages d’annuaires en un seul coup d’œil par exemple) que quelqu’un non atteint ne pourra jamais obtenir ! Newton et Einstein étaient probablement autistes.

Insulter quelqu’un de triso (en référence à la trisomie 21) ou simplement d’handicapé c’est la même chose, STOP !

Voilà, je ne suis évidemment pas parfaite et j’ai déjà utiliser certaines de ces expressions mais j’essaye de définitivement les rayer de mon langage ! Soyons créatifs et insultons intelligemment !

2015

2015. Une année étrange et mouvementée. J’aime beaucoup les derniers jours de l’année où tout le monde fait son bilan et ses bonnes résolutions pour l’année suivante (dans les miennes : tenir ce blog beaucoup plus régulièrement). Cette année n’a pas été très bonne pour beaucoup  de personnes et surtout pour notre pays. J’ai envie de croire que en changeant d’année tout ira moins, qu’on pourra tout recommencer. Ce ne sera malheureusement surement pas le cas.

Avant de passer en 2016, j’avais envie de faire un petit bilan culturel de l’année en vous proposant 3 livres et 3 albums qui ont marqué mon année. J’ai choisi de vous raconter des souvenirs lié à ses objets culturels plutôt que de véritables chroniques. J’écris ce post pour garder une trace de 2015.

Livres

J’ai lu cette année selon Goodreads 66 livres et 16 514 pages et j’en suis plutôt fier. J’ai vraiment diversifier mes lectures par rapport aux autres années et je compte bien continuer en 2016 en lisant de nouveaux genre et de nouveaux auteurs.

Saga de Tonino Benacquita

867162

Ce livre c’est la femme chez qui je vivais quand j’étais au Canada qui me l’a conseillé. Elle me l’a cité, avec un livre de John Irving, comme étant son livre préféré. Quelques jours plus tard, je tombe sur les deux livres pour quelques dollars dans une église reconverti en bouquiniste à Québec. Juste une coïncidence mais j’y ai vu un signe : j’achète les deux livres.

Saga raconte l’histoire de 4 auteurs très différents en galère qui sont réunis par une chaîne de télévision pour écrire le scénario d’une série télé qui passera pendant quelques mois à 4h du matin. Ils ont carte blanche, le but étant juste de respecter les quotas de production française de la chaîne. Je vous laisse découvrir la suite de ce roman très surprenant et vraiment original.

L’identité de Milan Kundera

50607.jpg

Décidément, mes lectures de cette année ont été marqué par mes voyages. Lorsque que je pars quelque part, j’essaye toujours de lire des livres d’auteurs de ma destination avant de partir. Cet printemps, je suis allée à Prague et avant de partir j’ai découvert Kundera dans ce roman. Depuis j’en ai lu deux autres pour vous dire à quelle point j’aime cet auteur. J’adore la façon dont il mélange l’histoire de ses personnages de fictions et ses pensées philosophiques personnelles qui résonnent énormément en moi. Je lirai encore du Kundera en 2016.

Faut-il manger des animaux ? de Jonathan Safran Foer

10109656

Ce livre est certainement le livre qui a le plus changé ma vie pour longtemps car c’est après sa lecture que je suis devenue végétarienne. En 2015, j’ai commencé à lire des essais genre qui jusqu’à cette année je pensais injustement élitiste et trop compliqué pour moi. Jonathan Safran Foer est à la base un (très bon) jeune auteur de fictions américain, je suis tombé par hasard sur cet essai sur l’industrie de la chair animale. Pour être franche, j’étais déjà au courant de nombreux problèmes de notre industrie agroalimentaire mais j’avais jusqu’à cet automne choisi inconsciemment comme la majorité de la planète de fermer les yeux dessus et de ne pas m’y intéresser pour ne pas bouleverser mes petites habitudes. Ce qui m’a plus dans ce livre, c’est le ton de l’auteur, pas du tout accusateur. Il aborde les conséquences d’un régime omnivore sous différent angles : environnement, santé, philosophie … J’ai surtout aimé les paragraphes où ils se questionnent sur l’importance de la viande dans nos relations sociales, dans nos traditions, comment ne pas avoir l’impression de trahir sa grand mère quand on ne peut plus manger sa recette de poulet familiale par exemple. Mais je reviendrai probablement sur ce sujet l’année prochaine sur le blog !

Musique

Maintenant 3 albums sortis cette année que j’ai énormément écouté! Ce sont tous les trois des albums d’artistes déjà assez connu qui ne m’ont pas déçu leur de leur retour en 2015. Ils sont les trois en anglais mais j’ai découvert pas mal d’artistes qui chantent en français ces derniers temps, peut être de quoi faire une playlist … Vous remarquerez que je suis vraiment nulle pour décrire des musiques.

Shook Shake Shaken de The Do

Afficher l'image d'origine

3ième album du duo The Do, encore meilleur que les deux précédents pour ma part. J’ai eu la chance de les voir en concert pour la deuxième fois sur cette tournée. Ce concert était tout simplement un des meilleurs que j’ai jamais fait. Une énergie incroyable. Beaucoup d’amour. Merci, merci The Do !

Hungry Dirty Baby de Mademoiselle K

Afficher l'image d'origine

Le retour de Mademoiselle K, en anglais mais toujours aussi rock ! Du bon rock parfois violent comme on en fait plus beaucoup surtout en France avec des paroles complètement barrés !

How Big, How Blue, How Beautiful de Florence + the Machine

Afficher l'image d'origine

Le nouvel album de la reine de la musique Florence Welch. Toujours cette voix puissante incroyable sur des rythmes pop entraînants qui lui sont pourtant très personnels. Plusieurs textes de cet album m’ont particulièrement touché ainsi que les clips qui ont accompagnés certains titres.

 

Moments en vrac

Je n’ai malheureusement pas pu être très présente sur le blog ces derniers mois. Ce n’est pas l’inspiration qui me manque, j’ai découvert pleins de choses dont j’aimerai vous parler, mais vraiment un manque de temps. Je ne pense pas pouvoir publier une chronique ou une planche avant d’être en vacance, c’est pourquoi j’avais envie de partager avec vous quelques photos de ce qui s’est passé pour moi ces dernières semaines …

Aristotle and Dante Discover The Secrets Of The Universe de Benjamin Alire Saenz

J’étais très enthousiaste à l’idée de lire ce livre vu toutes les bonnes critiques et la magnifique couverture et je dois dire que j’ai été très déçu. Benjamin Alire Saenz nous raconte l’histoire de deux garçons qui vivent dans une petite ville des Etats-Unis. Ari (diminutif d’Aristote), le narrateur du livre, est un adolescent solitaire qui n’a pas vraiment d’amis et qui rencontre un été à la piscine municipale, Dante, un autre adolescent qui propose de lui apprendre à nager. Ces quelques phrases sont tous ce que vous devez savoir pour lire le livre.

Ce roman qui fait donc parti de la vague des coming of age (je ne sais pas si il existe un terme en français pour désigner ces histoires où des adolescents/jeunes adultes apprennent à se construire et à grandir) story young adult qu’on voit un peu partout en ce moment et a, à mon plus gros désespoir, tous les plus grand défauts du genre. Ce que je rapproche en général à la littérature YA, John Green en tête de liste, est le manque de réalisme qui m’est insupportable ! Je ne veux pas vous spoiler donc je soulèverai plus bas tous les éléments de Aristotle and Dante qui m’ont paru complètement invraisemblable. En plus de l’intrigue, le style de l’auteur, bien que très poétique, est complètement inapproprié pour des adolescents de 15 ans. J’aurai pu passer outre que étant donner que la narration se fait par Ari, un garçon qui déclare ne peut être à l’aise avec les mots, il est improbable qu’il s’exprime avec ce vocabulaire et ces formes de phrase mais les dialogues sont encore pire ! Sérieusement qui à 15 ans sort des phrases comme « je veux découvrir tous les secrets de l’univers » ??? Je l’ai lu en anglais et n’étant pas de langue maternel anglaise, je sentais quand même que les phrases ne faisaient pas du tout naturel dans la bouche d’adolescents de 15 ans ! Le seul livre YA contemporain que j’ai lu pour l’instant et qui m’a paru avoir une narration appropriée pour un adolescent est The Perks of being the Wallflower (Le Monde de Charlie de Stephen Chonbsky) donc si vous en avez d’autres à me conseiller je suis preneuse !

Je trouve que le thème du coming of age est vraiment un sujet qui mérite d’être abordé car je suis persuadée que ce genre de livre peut aider des adolescents (ou pas d’ailleurs) à se construire et à s’identifier au personnage. Cependant, l’orientation que prenne la plupart des auteurs actuels notamment depuis le phénomène John Green me désole un peu. Le livre n’est pas mauvais, je l’ai lu en 2 jours, j’ai trouvé les personnages plutôt attendrissants mais j’en attendais beaucoup plus et au final, l’histoire n’a rien d’exceptionnel, elle n’apporte rien de nouveau dans le genre alors qu’elle en avait le potentiel. Il y a des éléments qui sont pour moi trop mal exploité, j’aurai aimé plus d’informations sur les personnages secondaires et sur des sujets qui sont abordés à la va-vite. Par exemple, les deux adolescents viennent de familles mexicaines et Dante déclare plusieurs fois ne pas être un « vrai Mexicain ». Je m’attendais donc qu’à un moment le thème de l’intégration, de la confrontation entre deux cultures arrive ce qui m’aurait beaucoup intéressé mais il n’est jamais arrivé.

Passons maintenant à la partie spoilers ! Si vous voulez lire le livre, je vous conseille de vous arrêter ici !

Tout d’abord, on découvre très vite que le véritable thème centrale du livre n’est pas une amitié mais une relation amoureuse entre les deux garçons. Je savais dès le début que le livre parlait d’homosexualité car j’avais lu des résumés qui le mentionnait ce qui est d’ailleurs dommage car je pense que ma lecture aurait été meilleur si je l’aurai découvert au fil du livre. Si la façon dont est raconté la découverte de son homosexualité par Dante est plutôt réussi et réaliste, pour Aristotle ont par dans du grand délire. Dante embrasse des filles dans des soirées, il se rend  compte que ça ne lui plait pas, il a envie d’essayer avec un garçon, ça se tient. Aristote,lui, c’est ses parents qui viennent lui dire dans les 20 dernières pages du livre que c’est bon tout le monde sait qu’il est amoureux de Dante et qu’il est gay et Aristote répond « okay c’est cool vous avez raison ». Vous sentez le niveau de what the fuck ??? Sérieusement depuis quand des parents vous 1) dire à leur enfant qui ils aiment, 2) dire à leur enfant que c’est bon tout le monde sait qu’il est gay sauf lui-même faut arrêter de déconner et surtout 3) pourquoi l’enfant se contente d’acquiescer sans rien dire ??? De toute façon les parents dans le livre sont assez exceptionnels des deux côtés. Les parents de Dante vivent dans un monde de bisounours complet, j’ai trouvé sa mère qui s’amuse à psychanalyser Aristote insupportable.  Des parents aussi parfaits et à l’écoute de leurs enfants je ne pense pas que cela existe. Surtout que là, les parents de Dante ET les parents de Aristote baignent un peu dans ce même délire de « j’aime mon enfant quoiqu’il arrive je suis le cliché du parent parfait! ».

J’aurai encore beaucoup de points à soulever comme notamment la facilité avec laquelle l’auteur évite pleins de problèmes (des gens se vont agresser sans problèmes après avec la police, Dante a peur que ses parents ne puissent pas avoir de petit-enfants vu qu’il est homosexuel (l’adoption existe mais bon) BAM sa mère tombe enceinte …) mais j’aimerai en souligner un avant de conclure ma chronique : le sexe. Je ne comprends pas comment on peut éviter à ce point la question de la sexualité à ce point dans un livre qui parle des premiers relations amoureuses à l’adolescence. Le livre parle une fois de masturbation mais un des personnages (Aristote) ne semble pas trop être au courant de ce que c’est et trouver ça malsain (il doit avoir 16 ans à ce moment vive le réalisme !). Je ne dis pas que je veux des scènes érotiques toutes les deux pages mais je pense que les auteurs pourraient s’aventurer au-delà du traditionnel premier baiser surtout quand leurs personnages dépassent 16-17 ans ! Fin des spoilers

Vous aurez compris que même si je n’ai pas trouvé ce livre affreux et que je comprends qu’il puisse plaire, je lui rapproche énormément son manque de réalisme ! S’il vous plait faites nous des personnages adolescents qui ressemblent et s’expriment vraiment comme des adolescents !!

Aristotle and Dante Discover The Secret of The Universe (Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers) de Benjamin Alire Saenz

Simon & Schuster Book pour la VO (2012)

A paraitre en juin 2015 chez Pocket Jeunesse pour la VF

Notre Livraddict : 10/20